Ma petite, nous étions enfants
(translated by
Joseph Massaad)
(original german version)

Ma petite, nous étions enfants,
Deux enfants, petits et gais;
Nous nous cachions sous la paille,
Sous la paille du poulailler.

Nous chantions comme les cocqs,
Et quand les gens passaient,
Cocorico!, ils pensaient,
Que c'était un cocq qui chantait.

Nous avions aussi tapissé
Les caisses, qui sur la cour, trainaient,
Et nous en fîmmes une belle demeure,
Qu'ensembles, nous avions habité.

Le vieux chat du voisinage,
Venait nous visiter souvent,
Nous lui faisions des révérances,
Et tout un tas de compliments.

Sérieusement, amicalement,
Nous nous enquérions sur son état,
Depuis lors, nous demandâmes,
La même chose à maint vieux chats.

Souvent aussi, nous discutions,
Avec sérieux, comme de vieux gens,
Qui savent si bien se plaindre que tout
Etait meilleur, en d'autres temps;

Comment amour, honneur et foi,
Ont disparu de cette terre,
Et comment l'argent devient rare,
Et le café devient si cher!

Ces jeux d'enfants ont bien pris fin,
Et tout s'efface, et tout s'en va,
L'argent, le monde et les saisons,
L'amour, et l'honneur, et la foi.

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